J’ai délaissé mon blog un peu ces derniers mois. Beaucoup. Ok. Pas mal. Au départ, involontairement. Je manquais tout simplement de temps. Le fameux tourbillon de la vie familiale jumelée au travail et à tout ce qui s’en suit lorsque l’on a des enfants. Puis l’aspect involontaire s’est envolé. J’avais du temps. Mais plus pour bloguer. Pour d’autres choses. J’ai perdu l’intérêt. Plutôt, j’ai eu l’impression de n’être plus une source d’intérêt. Pas par rapport à ce que mes lecteurs pouvaient penser de mes écrits. Plutôt moi envers moi. Je n’avais plus rien d’intéressant à partager. Avec des amies oui. Avec tout le monde. Non. Même train-train quotidien que toutes les femmes ayant des enfants et faisant le choix de retourner travail après deux enfants. Ou trois. Ou quatre. Ou douze tiens.
Puis ma grossesse surprise est arrivée. J’ai pensé que le goût reviendrait. Mais non. Le tourbillon n’a fait que grandir et grandir. Parce qu’en plus de vivre mon train-train quotidien, les rendez-vous chez le doc se sont ajoutés. Puis la fatigue. Celle de travailler jusqu’à 36 semaines. Celle de vivre une troisième grossesse collée. Celle de réaliser que depuis fin 2004, j’ai toujours été enceinte ou en train d’allaiter. Celle du bout du souffle.
Depuis une semaine, le goût m’est revenu. Mais le will n’y était pas. Pourtant, j’ai un immense besoin d’évacuer ces jours-ci. Mais me connecter à mon compte me semblait une montagne. Puis cette nuit, il y a eu ce rêve. Alors j’ai plongé.
Je suis de retour. Je ne sais pour combien de temps. Ou à quelle fréquence. Mais je serai-là. Tranquille. Discrète. Mais-là.
Le bébé? Vous voulez savoir pour le bébé? Toujours pas arrivé. Il me reste combien de temps? Une semaine. Max. J’espère. Je vous tiens au courant. En échange, ne me harcelez pas de questions par rapport à ce fait. J’en ai bien assez à gérer avec mon entourage. Et mon propre moi.
