Archive de la catégorie «Tristesse»

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L’appel de l’épinette noire

juin 9, 2009

Je ne l’ai jamais caché, je suis une exilée de ma contrée d’origine. J’ai tour à tour été au cours des dernières années une fausse Trifluvienne. Une fausse Sherbrookoise. Une fausse Montréalaise. Une fausse Lavalloise. Maintenant une fausse Lanaudoise.

Je dis “fausse” parce que bien que demeurant aux pourtours du Grand Montréal depuis maintenant plus de douze ans, mes racines ont toujours été plantées là oû poussent les épinettes noires. Là oû le soleil se couche sur les plus beaux ciels étoilés. Là oû l’on peut parfois apercevoir de superbes aurores boréales.

Là-bas se trouve la tranquilité. L’eau. La terre. Le ciel. La famille.

Là-bas le traffic n’existe pas. Là-bas. Là-bas. Là-bas.

Mes racines crient. Mon amoureux me suit dans ma lubie. Mes amies s’éparpillent. Ma vie avance.

J’hésite. Je jongle.

Ma maison. Ma belle maison que j’aime tant. Sur laquelle nous avons travaillé si fort depuis notre arrivée il y a moins d’un an. Et le quartier. Et l’école à côté. Et la garderie que j’adore. Les amis de Loulou. Ses amis auquels il tient tant. Surtout T. dont il parle tout le temps.

Mon travail aussi que j’aime. Qui me permet de me réaliser sur plusieurs points. Qui me permet d’exploiter des sphères touchant plusieurs de mes passions. Ce qui a commencé par un petit travail de conseillère s’est tranquillement modifié. Oui il y a encore le service à la clientèle. Mais il y a aussi la gestion du site web. Et maintenant le volet pub.

Mais là-bas.

Là-bas il y a l’amour. Il y a une famille pour mes enfants. Un grand-papou, mon père. Une grand-mamou, ma mère. Une tante, ma soeur. Un oncle, son chum. Des arrières-grands-parents, mes grands-parents. Des milliers de grandes tantes, mes tantes. De grands oncles, des oncles. De petits cousins, mes cousins. Des dizaines d’enfants, les enfants de mes cousins, lors des réunions familiales.

De l’amour. De la famille. De l’aide. Des grands espaces. L’Abitibi.

L’idée suit son chemin, dans la tête comme dans le coeur. Les racines tirent. Les racines crient. Mais qui l’emportera…

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Retour sur “Soins intensifs”

juin 9, 2009

Merci pour vos bons mots. Tout s’est finalement bien passé. Mon papa a eu deux angioplasties successives. Ils lui ont aussi installé des stents. Puis ça a été le retour à la maison. Home sweet home.

Toujours un choc de voir son papa en robe d’hôpital. En soigné. Alors qu’il est habituellement le soignant. Le voir vulnérable. Alors qu’on le voit si fort. Si invulnérable.

Difficile de réaliser encore une fois que son papa n’est pas éternel. Qu’il ne sera pas toujours-là.

C’est le retour du stress. De la réalité. Un jour il mourra. Mais pas tout de suite. J’ai encore besoin de lui…

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Soins intensifs

mai 19, 2009

On annule mon doux mardi. Les doux mardis, c’est du caca. De la frime. Mon doux mardi s’est transformé en peur. En coeur serré. Tout ça en l’espace d’un appel.

Mon papa est aux soins intensifs. C’est son coeur. Encore.

Jeudi il devrait être transféré en avion à l’Hôtel Dieu de Montréal pour une angioplastie. Encore.

En attendant, c’est les soins intensifs. La nitro. Le coeur serré.

Mon petit papa que j’aime tant. Qui a un stupide coeur malade. Lui qui est plus en forme que quiconque que je connaisse. Qui mange bien. Tout le temps. Maudite génétique.

Stupide doux mardi.

C’est injuste. Injuste. Injuste.

 

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Occasion manquée

mars 9, 2009

Pense que ça fait partie de mon karma. Des enfants qui dorment pas. Un mari tout le temps parti. De la fatigue accumulée. Des microbes qui collent sans fin. Plein d’occasions manquées.

C’est quoi le rapport?

Pour la quatrième fois cet hiver, la gastro frappe. Une fois en novembre. Puis en janvier. Puis en février. Et là, en mars. La Madame en a plein son casque. Parce qu’elle aussi y goûte à toutes les satanées fois. Mais là, c’est pire que pire. C’est la goutte qui fait déborder le vase. Because cette satanée de gastro, je vais manquer ÇA!

Shit.

Et c’est le cas de le dire…

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En deuil

février 5, 2009

Je ne viens plus ici souvent, c’est un fait. Je n’ai plus de temps. Je ne prends plus le temps. J’ai le syndrôme de la tête pleine d’idées de billets mais du blanc lorsque mes doigts touchent le clavier. Beaucoup de choses se sont passées depuis mon dernier tour ici. Beaucoup de choses sont à venir aussi. Mais plus tard je vous conterai.

Aujourd’hui je ne peux passer sous silence l’épreuve qui afflige présentement une maman de la blogosphère. Un bébé de la blogosphère. Une maman dont le petit loup de huit mois et demi s’est éteint dans ses bras hier en attendant les secours.

Comment comprendre le sens de cette épreuve? La vie est-elle si cruelle? Un bébé qui arrive par surprise, qui fait la joie de ses parents et qui pouf! part comme ça? Non non non, ça n’a tellement aucun sens! Un bébé, ce n’est pas sensé mourir. Jamais…

Mon coeur de maman saigne depuis hier. Depuis la lecture de cette nouvelle. Que de l’énergie et du courage et des câlins s’envolent vers toi Mère Cornue. Aurevoir petit Benjamin…

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Le bout de la m**de

décembre 8, 2008

Je ne suis pas très présente ces temps-ci. Pas seulement ici. Partout. Je manque de temps. Je  néglige mes amies. Je me néglige aussi. Et y’a pas que le manque de temps qui m’afflige, y’a les mauvaises nouvelles aussi.

Pourquoi une badluck n’arrive jamais seule? Vous pouvez m’expliquer? Kekun?!?

Ça a commencé par le départ de mon Homme. Une première semaine complète en Suisse puis un retour de deux jours. Une semaine complète aux States puis un retour de quelques jours. Puis un départ de deux semaines en Suisse. Pour un retour samedi. Pour de bon.  Enfin, j’espère.

Toute seule, tout ce temps, avec deux loulous malades. Une gastro qui a durée une semaine chez maman et fiston. Puis cette fois-ci un rhume avec fièvre et tout le kit. Toute seule à gérer les nuis merdiques. La routine du matin. La routine du soir. Tout ça entremêlé des tâches quotidiennes, des repas. Et de mon travail.

Y’a eu des tempêtes de neige. Super pelleter seule avec deux enfants à surveiller en même temps! Puis y’a eu la perte des mitaines. Et ma laveuse frontale de même pas six ans qui a rendu l’âme (mort à la compagnie Frigidaire!).  Et qui s’est déversée dans ma salle de lavage. Et qui bien sûr a choisi de mourir alors que je devais laver mes couches lavables. Hum, super de devoir aller dans une buanderette laver ses couches!

Fallait que ce soit la cuve qui fende! Alors que ça arrive pratiquement jamais selon le ti-clin réparateur que j’avais fait venir. Au yable la réparation de la chose, qui m’aurait coûtée 500-600$ au bas mot selon ti-clin. Magasine, achète un nouvel ensemble. Livraison possible le jeudi. Fudge, je travaille. Livraison possible le vendredi. Re-fudge. Murphy me poursuit. Je travaille alors que je ne travaille habituellement jamais le vendredi! Livraison samedi alors. Ce qui donne exactement une semaine sans pouvoir faire de lavage.

Une semaine. Deux enfants. Pas de lavage possible. Hum. Équation qui ne fonctionne pas dans mon monde!?! M’enfin…

Puis vendredi soir, l’annonce que je perdais ma place dans mon FM. À cause d’une grossesse surprise. Le choc.

Mais le clou? Vous voulez savoir ce qui pourrait supplanter tout ça?

Mon BP a le cancer.

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Snif.

octobre 31, 2008

Je l’ai peut-être déjà pensé inconsciemment mais je l’ai jamais vraiment voulu…

Je suis tellement désolée que tu aies à le vivre…

J’ai de la peine pour toi…

Et je pense à toi…

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Cordonnier mal chaussé

octobre 8, 2008

On dit souvent que les cordonniers sont mal chaussés. J’ai toujours trouvé que c’était étrangement vrai. Et pas juste pour les artisans du cuir et des souliers. Pour tout le monde. Peut-être se choisit-on un métier parce qu’on a quelque chose à apprendre sur soi? Sûrement. Même très certainement.

Je ne fais pas exception à la règle. Malheureusement.

Non mais hein, en voulez-vous de l’ironie, en vlà! Avoir fait sa maîtrise en psychologie et ne plus savoir par quel bout prendre son fiston de presque trois ans en colère quasi-constante.

Désolant.

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Jour D moins 9…

août 21, 2008

Découragement total…
Je suis envahie de boîtes…

Vlà ma salle à manger
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Pis vlà une partie de mon salon
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Vous avez pas vu mon sous-sol…
Ni les chambres à coucher…
Ni les salles de bain…

J’ai le goût de brailler…

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T’es poche.

août 13, 2008

Tristesse et frustrations ce matin. Sentiment profond d’écoeurement. Et d’incompétence. Encore une fois.

On a envoyé loulou chez ses grands-parents hier parce que, avouons-le, j’étais pu capable de l’endurer. En fait, j’endure pu personne, moi-même compris, mais ça c’est une autre histoire. Ça doit être les hormones. Pis le déménagement qui approche à grands pas. Pas le non-sommeil. Pis le fait que je trouve pas de garderie. Pis. Pis. Pis.

M’enfin. Ne dévions pas du sujet. Donc loulou est chez ses grands-parents. L’Homme appelle ce matin pour prendre des nouvelles. Monsieur Loulou a bien sûr dormi comme un loir. Et s’est levé seulement à 8h30 ce matin. Bien sûr. Deux choses qu’il ne fait jamais ici.

Pendant ce temps, ici, missy nous a offert une belle nuit de caca à boire trois milliards de fois. Sans oublier sa superbe crise à 5h00 du matin qui a duré et duré et duré… jusqu’à bof, quoi? 6h00?

Stie. Je l’ai vraiment pas. Adoptez-le donc tant qu’à faire. Il va peut-être être plus heureux.